Ponts, kérosène et pessaires (3/3)

(Si vous avez manqué le début de l’histoire, vous êtes pardonnés, et vous trouverez

le premier épisode ici, et le deuxième ici. )

La première nuit est courte et franchement inconfortable, je remercie MèreNature qui malgré ses défauts pénibles m’a doté du don de dormir à n’importe quelle heure, n’importe où et de me rendormir presque instantanément. Malgré les ronflements de TraducteurDuDocteur et les différentes souris qui traversent en couinant la pièce commune, par exemple. Face au manque d’intimité, chacun a ses trucs: DocteurBelge met des bouchons d’oreilles, « mon » traducteur a adopté mon masque d’avion, très classe, TraducteurDuDocteur ronfle bouche grande ouverte, il s’en fout et j’insiste toujours pour avoir une moustiquaire, séparation symbolique avec les autres. C’est anti souris aussi, jusqu’à un certain point. Je ne m’autorise pas à dormir profondément, peur qu’il se passe quelque chose, sans savoir quoi exactement. Je sais aussi que les autorités peuvent revenir à tout moment pour une réunion imprévue, ils adorent la nuit pour ça, plus discret, et ça me stresse.

On part petit-déjeuner chez JolieCook, « Brrrreakfast is rrrready! », grand sourire et tête inclinée, riz-lentilles-galettes-cailloux, il est 7h30, il va bien falloir s’y habituer.

Aujourd’hui on doit rencontrer les infirmiers et aides qu’on va soit embaucher, soit payer d’avantage que leur salaire dérisoire pour compenser l’augmentation d’activité que notre présence devrait apporter. Genre passer de 3 patients par jour à 100 à 200, ça décoiffe comme pourcentage d’augmentation. Avec eux DocteurBelge va discuter des protocoles de traitement, ensemble on va expliquer le fonctionnement du triage, qui référer vers DocteurBelge, qui orienter vers notre « pharmacie » qui distribue les traitements gratuitement, qui orienter vers la salle de surveillance prolongée. Ou allongée, ou provisoire, je ne sais pas, mais raisonnablement, on ne va pas pouvoir appeler cette pièce les « Soins intensifs ».

En fonction de la gravité des malades qu’on reçoit, on verra si on installe quelques lits d’hospitalisation. Je préfèrerais éviter, je ne suis pas sûre qu’on ait la capacité en matériel pour ça, mais vu que l’hôpital est à douze heures de marche je vois mal comment on pourra s’en passer. Les infirmiers et l’infirmière qu’on recrute ont l’air chouettes, avec un bon niveau. Ils sont soulagés de pouvoir retravailler et ouvrent des grands yeux heureux en découvrant les cartons de médicaments, stéthoscopes, tensiomètres, garrots, compresses stériles. Chacun reçoit sa dotation de matériel, 2 stylos, des guidelines de traitement à partager, une boite de gants, des fiches, et installe ensuite son poste. DocteurBelge discute avec eux des différentes pathologies rencontrées, des traitements standards courants.

Aujourd’hui on doit aussi installer physiquement le centre de santé, postes de consultations de DocteurBelge, des InfirmiersConsultants, une salle de pansements et petite chirurgie, la stérilisation, les lits d’examen, la pharmacie. C’est sale et délabré. On nettoie, on range, on vide des poubelles de compresses souillées de… je n’ose même pas imaginer quelle décennie. On recrute les gardiens pour contrôler la foule, les aides pour la circulation des patients, ça avance bien. Il n’y a aucune aire d’attente ombragée, ça serait trop compliqué et long à mettre en place, les patients attendront donc au soleil, assis dans l’herbe.

Il n’y a plus d’eau au robinet non plus, MonTraducteur va s’occuper de trouver des seaux, bidons, savons et pichets et recruter un gars qui fera la navette avec la source d’eau. On finit d’installer les poubelles, boîtes à objets tranchants souillés, ça commence enfin à ressembler à quelque chose de correct. J’ai maintenant d’avantage de listes de choses à faire urgentes que de listes avec des choses faites, barrées.

On termine la journée après le premier FiveMinutesMeeting. Ça sera notre réunion de chaque fin de journée à la fermeture. Courte, même si c’est souvent un peu plus long que 5 minutes, pour faire le point sur les activités et ce qui est prévu pour le lendemain. Après pipi-s’étirer-respirer-thé ou cigarette, on s’assoit en rond dans un coin de la cour. Autant j’ai peu de patience avec les réunions de plusieurs heures de BlablaGnagnagna, autant je vais bientôt réaliser comme c’est utile de debriefer de la journée, et comme c’est nouveau et bénéfique pour tous de se sentir impliqués et écoutés.

Chaque FiveMinutesMeeting commence par une courte introduction sur la situation (hey, c’est moi l’chef, quand-même, hein;)), la situation de la sécurité, puis les jours suivants le nombre de patients vus, le déroulement général de la journée. Ensuite DrBelge parle des points médicaux de la journée, des protocoles de traitement. Je refais un point d’organisation des soins, un point stock de pharmacie avec InfirmierPharmacien qui n’ose pas parler. MonTraducteur fait un point de logistique, sur l’avancement des menus travaux en cours. TraducteurDuDocteur est en charge de l’organisation de la vie de l’équipe, de la vie sociale, ça va de la température de l’eau pour la douche aux invitations à un mariage au village, en passant par le problème des souris ou à l’excursion du jour de congé vers un lac. Un tour de questions-réponses et je clos la réunion, qui finit toujours plus ou moins par des blagues sur les ronflements ou sur notre trop grande sensibilité auditive nocturne, ça dépend.

En fonction des jours et des évênements le FiveMinutesMeeting est plus ou moins encourageant. Là, tout semble prêt pour débuter le lendemain, on a envoyé des messagers au village et dans les hameaux alentour pour informer que les consultations gratuites débuteront à 6h30 demain. Je ronchonne que c’est très tôt, mais les gens de la montagne sont matinaux. Donc début de la fille d’attente à 6h30, premier triage dès le RizLentillesGalettes de sept heures avalé.

Finir les derniers préparatifs-Appeler GrandChef de la capitale-Dormir-Matelas de sol dur-Souris-Ronflements-Réunion surprise avec le chef civil des EnFace à 3 heures du matin, heureusement courte, pour confirmer qu’on ouvre dans raaaah bordel  quatre heures, quoi.

Le lendemain à 7 heures la cour du centre de santé est déjà bien remplie, avec une centaine de personnes. Avec DocteurBelge on cherche les enfants de moins de 5 ans, ou les enfants tous court, et il y en a très peu. Ceux qu’on trouve obtiennent une fiche qui leur permet d’aller à l’enregistrement puis rentrer dans la consultation.

Un homme a une ancienne blessure moche, un enfant tombé d’un arbre a l’air d’avoir une fracture à l’avant bras, un vieux monsieur semble avoir bien du mal a respirer depuis longtemps, qu’il dit, plusieurs ont des plaies moches et un me montre son élevage d’asticots, oui, je vois Monsieur, on va s’en occuper, vous pouvez refermer le tissu. Une jeune femme enceinte « un peu » qui saigne « pas mal », puis le tout-venant de ceux qui veulent consulter reçoivent aussi une fiche. Elles sont numérotées par ordre croissant, pour essayer de voir les plus urgents en priorité, et ensuite les numéros sont appelés par groupe de 10 à l’enregistrement pour nom, adresse, motif de consultation et prise de température axillaire dans la salle d’accueil. Ensuite les patients sont orientés selon leur gravité vers les InfirmiersConsultants, DocteurBelge ou la salle de surveillance. DocteurBelge et moi venons de distribuer environ 80 fiches, on reviendra plus tard recommencer.

Vous avez bien vu comme ça a l’air au point, notre système, hein?

Et bien, entre temps, pendant qu’on tâtait des fronts chauds ou écoutait ou regardait l’état général des patients en passant de l’un à l’autre, et qu’on tournait le dos, les EnFace sont arrivés avec une douzaine de leurs combattants à soigner. Quand on entre ce sont eux qui attendent en ligne devant la consultation de DocteurBelge. Les aides-infirmiers de l’accueil ont eu peur en les voyant, ils leur ont donc donné des fiches et pris la température en tremblant en attendant qu’on arrive. Adieu fiches, triages, degré d’urgence, priorités, numéros, semblant d’organisation.

Voilà-voilà, ça commence bien. Leur chef est là, je re-re-re-dis en essayant de faire un sourire que c’est d’accord de les voir, bien sûr, mais qu’il y a aussi des civils qui ont des maladies graves et que…

Ouhlala, qu’est-ce que j’ai dit là!?

Et hop, 15 minutes ininterrompues de propagande révolutionnaire, entre deux portes, je me concentre pour expirer-inspirer-expirer encore. Ne pas craquer, ne pas crier, juste sourire niaisement, mais en faisant genre je vous écoute, ça va finir. J’essaie d’écouter si le chef dit des choses à relever et en même temps je note dans ma tête qu’il faut retrouver le reste des autocollants « No weapon », où sont-ils, déjà? Et en faire dessiner d’autres si on peut. J’entrevois les patients dans la salle d’accueil et la plupart ont l’air effrayés, comme prêts à partir vite.

Bien, ça commence bien.

Après un court échange avec DocteurBelge, on accepte d’en voir 4, ils décident eux-même qui passe avant, 2 gars avec DrBelge, 2 femmes avec moi, les autres passeront entre 2 consultations plus urgentes, en attendant gentiment et en laissant leur fusil aux copains déjà soignés dehors. Et qu’à partir de demain (INCLUS, bordel), on est bien d’accord qu’on ne recommence pas le grand n’importe quoi dès le matin, hein. En fait, je demande juste qu’il dise à son chef ou au chef de son chef de venir me voir aujourd’hui et que je vais lui expliquer, lui à l’air un peu limité dans sa compréhension.

Les 2 gars vus par DocteurBelge ont tous les deux, je cite une CouillalgieBilatéraleSimplex, les 2 femmes soldates une mycose vaginale. Tous portent des slips en nylon chinois trop serrés. Voilà, on a sauvé la révolution, minimum, avec du paracétamol, des ovules antifongiques et des conseils pointus de trouver des slips larges en coton. Ah ben on a bien fait de se faire chier suer à dos de cheval, à prendre des risques à la con et à dépenser les sous des donateurs pour ça hein.

On enchaine sur les consultations et les patients de la salle de surveillance prolongée. Les InfirmiersConsultants voient leurs premiers patients, DocteurBelge, nos traducteurs et moi nous occupons des patients urgents. On rode la salle de pansements avec un plâtre, 2 sutures, des pansements que je ne sais toujours pas faire tenir pour 2 jours de montagne. Je me maudis d’être toujours aussi médiocre quand je fais semblant que je sais être infirmière, tiens. Le travail s’empile, mais rien de trop déraisonnable.

La femme enceinte qui saignait a une fausse couche incomplète et est fébrile. Elle inaugure nos lits d’hospitalisation qu’on ne voulait pas avoir pour une perfusion d’antibiotiques. Son col est ouvert, son utérus est gros et mou, le lendemain ou dans 48 heures on verra si on peut terminer d’évacuer les débris. Tout ce qu’on peut envisager sera de faire un curetage au doigt, prudent, sous kétamine. Elle est seule, sans aucune famille, sans mari qui est parti combattre, ça semble difficile de la faire marcher 12 heures pour atteindre l’hôpital. Hôpital qui n’est pas beaucoup plus équipé, en plus.

DocteurBelge retourne à ses consultations. Les premiers jours ils voit surtout des femmes âgées, avec des degrés divers de cataracte, de lombalgies et de toux. Qui disent toutes qu’elles ne fument pas, enfin sauf la pipe attachée à leur ceinture, à côté des herbes qui ne sont pas du tout du tabac. Si elles fument moins, elles toussent quand-même, et elles ont mal au dos en travaillant dans les champs. DocteurBelge voit chaque jour son succès grandir auprès des dames de plus de 60 ans et  CataractoLombalgicoToussantes. Il préférerait voir des enfants, plutôt que leur donner du paracétamol, même si on comprend bien qu’elles sont venues chercher un peu d’espoir chez nous.

Pour la cataracte on explique en groupe après la consultation, que peut-être un jour, si la guerre s’arrête, des ophtalmologistes reviendront opérer les gens avec une cataracte, dans une grande ville. La moitié rient gênées dans leur foulard, l’autre on comprend bien qu’elles ne sont pas trop d’accord avec ces histoires de petits jeunots révolutionnaires qui leur compliquent la vie, déjà pas facile avant.

En discutant avec les infirmiers du PaysDesFous et nos traducteurs, on comprend enfin que si on ne voit principalement que des personnes âgées, c’est parce qu’elles sont considérées comme les plus importantes de la communauté. Elles ont le savoir, et bientôt elles mourront, il faut prendre soin d’elles. Comment, sans désapprouver, sans froisser, réussir à voir aussi les moins de 5 ans? Parce que contrairement aux nombreuses femmes âgées, ils auront probablement des pathologies aigües : diarrhées, infection respiratoires, notamment, sur lesquelles on aura un impact. Après leur journée de travail, les infirmiers rencontrerons les travailleurs communautaires pour tenter d’expliquer, et petit à petit on arrivera à voir environ 50% d’enfants. On installera un coin de réhydratation orale et de surveillance, plusieurs petits déshydratés seront hospitalisés, plusieurs autres avec une infection respiratoire aussi.

Notre petit patient préféré restera ce bambin de 20 mois, tombé dans le feu de la cuisine, avec de vilaines brûlures très étendues. Effrayé, hurlant de douleur et de gêne à l’arrivée, il viendra tous les 2 jours pour qu’on nettoie ses plaies sous kétamine et refasse ses pansements. J’ai enfin fait quelques progrès en pansement, pas trop tôt. Enlever les tissus carbonisés sur ses avant-bras, nettoyer les tissus moches, ôter avec parcimonie, l’emballer de tulle gras et de gaze. Recommencer dans 2 jours. On enverra des porteurs depuis PetiteVille jusqu’à nous, plusieurs fois, avec beaucoup, beaucoup de tulle gras et de compresses.

Paraît que ça fait râler ChèreCollègue de préparer des cartons pour nous, m’en fous. Impossible pour sa mère de laisser seuls ses enfants, et son oncle est l’un des patients tués sur le pont avant l’hôpital, on ne va pas pouvoir les envoyer. Il faut se dépêcher de faire tout ce qu’on peut pour qu’il soit mieux. On repart dans 12 jours. C’est beaucoup mieux, il se débat moins, il nous reconnait et nous sourit presque, il sait qu’on ne lui fera pas trop mal. L’infirmier qui reste continuera ses soins et même de retour à PetiteVille il nous enverra régulièrement des nouvelles et une commande de tulle gras et de gaze. Il paraît qu’il a fini par « guérir », je ne sais pas exactement jusqu’à quel point.

Les 2 semaines se passent plutôt « bien », si on occulte notre énorme frustration pluriquotidienne sur le peu que l’on puisse faire, vu nos moyens réduits, et les compromis que ça implique. On voit environ 200 patients par jour. La routine, le fonctionnement du centre de santé, les trucs qui ne fonctionnent pas, le jonglage de transferts de patients, ou pas, de transport de pots de crachats vers PetiteVille et d’attente des résultats pour la suite, par exemple.  En attendant MonsieurTuberculeuxJusqu’àPreuveQueNon, on va causer, bien sûr, mais au soleil, d’accord?

Les patients qu’on perd, aussi. Tout le monde vide son sac sur moi, je vide mon sac trop plein de frustration commune en appelant GrandChefExtra de la capitale chaque soir. Il me réconforte et me redonne l’énergie pour redire au prochain FiveMinutesMeeting :

« Je sais que ce n’est pas idéal, mais nous ne sommes pas dans une situation idéale non plus, vous êtes bien d’accord? Je partage à 200% votre frustration, on va essayer de résoudre le problème ensemble, du  mieux qu’on peut, mais vu la situation, ben c’est aussi pour ça qu’on est là, quoi. » En gros, avec des variantes, je ne m’en souviens plus, exactement, mais l’idée est là.

Les EnFace finiront par arrêter de venir me chercher pour leurs putains de réunions nocturnes obligatoires. Ça tombe bien, ça commençait à me lasser un peu  de fumer des cigarettes sociales en pyjama à la belle étoile en écoutant leur propagande, en expliquant ce qu’on peut faire ou pas. On redisant que non, DocteurBelge et moi on ne viendra pas plus près du front, jamais, et que si ils continuent avec leurs conneries c’est comme ça, on remballe et fini la belle popularité que notre présence leur permet auprès de la population locale.

Au 15ème jour, on plie bagage, je paie les salaires, avec DocteurBelge on organise la donation de matériel et de médicaments restants, très peu, aux infirmiers qui restent, et la suite du fonctionnement du centre. On organise une petite fête chez JolieCook, on finit même le dernier des 4 poulets du village à cette occasion, avec nos RizLentillesGalettes, quand-même, et sans alcool, ça t’empêche trop de faire la révolution, on sait jamais.

Le lendemain à l’aube on repart vers PetiteVille, Dakota est là, fidèle au poste, je suis limite contente de le retrouver. On savoure tous nos derniers paysages, et nos derniers moments hors du monde et de tout ce qu’il va falloir expliquer en rentrant.

Dix jours plus tard, au siège parisien de GrandeOrganisation, grande réunion avec la moitié de la maison. C’est le tour de grand GrandChefDuSiège d’intervenir sur le PaysDesFous. Carte sur le projecteur, PetiteVille, la localisation du DispensaireDuBoutDuMonde.

GrandChefDuSiège : »ÇA Y EST, ENFIN, on travaille chez les EnFace! : 200 patients par jour, centre de santé à 12 heures de marche, c’est super, on pense envoyer une équipe chirurgicale, augmenter nos capacités d’intervention, etc. ON L’A FAIT!! Hein, hein, Sophie? Elle en revient, là, c’est vraiment génial! »

Moi : « Hum, euuuh oui, un peu, m’enfin bon, … » [petit soupir discret, sourire gentil]

Ils sont déjà passés à un autre PaysDeTravers, si ils savaient pour toutes les jolies vieilles dames qui préfèrent les herbes magiques au paracétamol,  même si elles toussent…

9 réflexions sur “Ponts, kérosène et pessaires (3/3)

  1. le dinosaure dit :

    Merci d’avoir écrit et posé la fin si rapidement!
    J’ai juste une petite question: après ton retour il y a eu d’autres équipes qui y sont allées? et le dispensaire a été « pérennisé » ou pas?

    • SophieSF dit :

      En fait, 2 infirmiers qu’on avait recrutés et qui habitaient là sont restés, et pendant quelque temps l’équipe suivante à continué à les approvisionner en médicaments et matériel. Ils y allaient aussi de temps en temps, pour superviser les activités et voir un peu plus concrètement la situation.
      Un autre centre de santé, plus adapté à la chirurgie, notamment, mais aussi mieux structuré, rendant possible qu’on y mette d’avantage de moyens, à été ouvert dans un autre coin isolée, toujours aussi loin par contre. Il a fonctionné difficilement vu les conditions, mais à fonctionné quand-même jusqu’à ce que la situation s’arrange (un peu).
      La paix est signée, maintenant, ça ne veut pas dire que la vie y est facile, mais il n’y a plus de critères justifiant une intervention d’urgence. Et le gouvernement a de nouveau payé les salaires des infirmiers et envoyé régulièrement des médicaments pour que les gens puissent consulter si besoin.
      Merci d’avoir lu et pour ta question!:)

  2. Félicie dit :

    C’est très fort … Je ne sais pas comment tu as réussi à me faire rire autant avec ton passage sur les slips malgré la lourdeur de la situation. Tu écris vraiment bien.
    Merci de partager cette tranche de vie.

  3. Docbeca1 dit :

    Merci ça remet les pieds sur terre avec une grande sincérité et beaucoup d’humour

  4. saramdam dit :

    bonsoir,
    je découvre juste votre blog et suis en train de le dévorer, et de le partager… merci pour ces histoires d’un ailleurs-la-porte-à-côté…. ça remet les pieds sur Terre je trouve…

  5. luciedanslairsurleau dit :

    J’adore ton blog, j’adore tes posts, j’adore cette histoire ! Continue :-)

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