Plaisirs simples

Souvent, on me demande pourquoi j’ai choisi de partir en mission. Et surtout pourquoi j’ai continué, et même récidivé plusieurs fois.

Je suis souvent gênée pour répondre, parce que je ne trouve pas cela si simple. Entre le spectre de passer par erreur pour une héroïne et le ratage complet dans les explications, la marge d’erreur est millimétrique.

D’abord parce que certaines choses ne se racontent pas, même ici. À la rigueur chez un bon psychiatre, un compatissant inconditionnel, de préférence. Ou parce que souvent en commençant à raconter, même en résumant, il faut bien avouer que l’échec de communication n’est jamais loin. Même entre personnes très fréquentables et ouvertes.

C’est surtout que certains petits plaisirs ou anecdotes sont difficilement racontables. Ou bien ils ne parlent à personne. À la rigueur, entre-nous, on peut jouer aux vieux schnoques anciens combattants qui se racontent les même histoires pourries-moisies depuis 10 ans (oh mon dieu). Mais si vous ne vous appelez pas Gégé le logisticien (mais siii, souvenez-vous, au PaysPourri, avec Dédé, enfin) ou autre, ça risque de ne pas trop vous passionner passées les premières…deux minutes trente secondes.

Si ça se trouve, cet article va vous casser les pieds à vous aussi. Pas de remake d’Amélie Poulain au PaysDesRêves en vue, rassurez-vous. Juste ce paquet mal-ficelé, tous ces moments de vie qui font partie des souvenirs précieux, et qui participent à l’envie de créer les prochains. On a chacun les nôtres et je n’ai pas retenu tous les miens. Ils sont rangés très en désordre dans mon cerveau, ils seront tout pareil ici.

Alors si demain on me reposait la fameuse question bicéphale tant redoutée : « Mais pourquoi es-tu restée? Et pourquoi es-tu repartie? »,  il y a des chances que si je pouvais tout expliquer je répondrai un peu ça :

Parce que quand GrandChefAdorable revient de vacances, je suis tellement soulagée qu’il rentre enfin, je peux lui chanter ça super fort et faux et il a quand-même accepté d’être mon témoin de mariage.

Parce que quand SuperLogisticien arrive de la capitale avec sa guitare, le soir on peut chanter ça ensemble, sans trop insister sur la fin. Oui, j’ai vu aussi que ça fait deux fois Janis Joplin.

Parce que quand on a encore perdu la partition de Janis Joplin on peut toujours rater chanter ça  ou ça par cœur. Et comme il n’y a pas grand-chose d’autre à faire, à part travailler, en fait, on progresserait presque, après 6 mois.

Parce qu’avec InfirmièreDeChoc, après six mois ensemble on fait super bien Dalida. Et ça nous sert bien quand ChirurgienRetraité promet pour la 12 ème fois du mois qu’il arrête la chirurgie réglée d’hémorroïdes ou de hernie non-étranglée. Alors qu’il n’y a presque plus de Vicryl, que la commande semestrielle est bloquée à la douane, que les étagères d’antalgiques et d’antibiotiques sont quasi-vides, etc. On peut alors lui chanter « Paroles, paroles » et que ça le fait marrer aussi, finalement.

Parce que quand on ne chante pas, on peut boire et fumer à peu près ce que l’on veut. Même si on sait bien qu’il vaut mieux ni en abuser, ni se faire attraper par une autorité quelconque. Même sans se faire attraper, je sais bien. Ça aide un peu à métaboliser les horreurs qu’on a vues aujourd’hui.

Parce que quand on commande du poulet au BarEnFace ils mettent 1h50 à revenir avec la commande et qu’on échappe à la viande ultra-dure parce qu’on doit partir à l’hôpital. Avec un peu de chance c’était le dernier poulet de sa fratrie, ça nous laisse une bonne semaine.

Parce que GrandChefLibanais vient de terminer sa conversation téléphonique avec sa mère, et qu’elle lui a encore demandé pourquoi il était dans ce PaysDeFous diamantifère, si ce n’est pas pour y monter un business. Et d’ailleurs, elle croyait qu’il était encore en Géorgie, ou en Afghanistan, il ne lui dit jamais rien, aussi.

Parce qu’on découvre qu’on peut apprendre la tentative de coup d’État de la veille en écoutant RFI, le lendemain matin. On croyait que c’était un feu d’artifice pour le nouvel-an, bêtement. Enfin ça nous arrangeait aussi de pouvoir briser tranquille le couvre-feu en fait. D’ailleurs c’est ce que j’ai dit à ma mère, le coup du feu d’artifice, quand elle a appelé pour me souhaiter une bonne année. Ce n’est pas comme si on avait fêté le nouvel-an à la Capitale et qu’on logeait à deux minutes du palais présidentiel, hein.

Parce que ma mère a dit un jour : « Les jeunes de maintenant, ils ne font plus de politique » et que je n’ai pas envie de lui mettre mon poing dans la figure malgré tout.

Parce que quand ça a vraiment merdé, qu’on a cru que cette fois on allait tous y passer, on n’attend plus pour profiter des bonheurs de la vie. Après.

Parce qu’on peut rencontrer des gens formidables ou de vrais cons chez nous comme dans les pays lointains. C’est rassurant, ou pas, sur la nature humaine, ça dépend.

Parce qu’on ose enfin répliquer avec des faits et des chiffres à quelqu’un qui dit qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du Monde. Enfin ils disent quand-même plus souvent « les arabes/les noirs/les Roms/les gens-pas-comme-il-faut viennent comme d’habitude profiter des allocs’ ou de l’AME chez nous », eux, enfin vous les connaissez comme moi, quoi. Parfois ils ont une blouse de surveillante-chef, parfois un pot à crayon ou un placard à linge dont ils sont le sous-chef, trop la classe.

Parce qu’un jour, après quatre mois de mission avec riz-lentilles matin et soir, et genre 3 fruits sur cette période, une patiente a apporté des espèces de prunes délicieuses. Toute une hotte remplie. Elle avait marché 6 heures avec, pour nous remercier.

Parce que quand la diarrhée sanglante est terminée on est contents de ne pas être mort ici quand même.

Parce que pendant la mission au PaysDesRêves, après 3 mois de garde 24/7 on peut aller en vacances dans une IleDeRêve et manger de la langouste toute la journée sur la plage sans voir UN SEUL militaire en une semaine, le pied intégral.

Parce qu’il y a toujours un cuisinier embauché pour nous faire à manger. Et mettre les pieds sous la table en rentrant du boulot c’est merveilleux. Même quand le cuisinier a mis des Cubes Maggi dans le gâteau à la banane. Ça ressemblait trop à la vanille et il voulait tellement que ce soit bon.

Parce qu’il y a toujours aussi un lavandier. Qui lave nos habits avec de l’Omo bleu, la lessive qui sert aussi bien pour les t-shirts boueux, les strings des filles et les champs opératoires. Dans des bassines différentes, quand-même. Il repasse aussi, les soutifs en dentelle avec un fer à repasser rempli de braises par exemple. Ça fait des fils, c’est rigolo. Bon, laissez tomber celui-là, ça ne marche jamais, à expliquer.

Parce que conduire un vieux Land Cruiser fatigué sur des routes en boue, ça change des embouteillages.

Parce que quand on attrape le palu, on reste au lit et les autres vont vider la bassine de vomi sans rien dire. En plus ils changeront les draps, pendant qu’on est parti continuer dignement à vomir ailleurs, et ils continueront à nous parler comme s’il ne s’était rien passé ou presque quand on est  guéri. Tout juste une ou deux blagues, quelques mois après. À table.

Parce que tu découvres que le peu que tu arrives à faire après 5 mois d’efforts sans relâche vient de sauver la vie de quelqu’un. Et pourtant, qu’est ce que tu as pu gueuler râler quand ça ne marchait pas.

Parce qu’une femme violée devenue enceinte a souri quand tu lui a dit que tu vas faire de ton mieux pour qu’elle puisse avorter proprement et gratuitement. Même une même-pas-violée d’ailleurs, on en reparlera, promis, gros bisous.

Parce que quand tu revois cinq ans après tes compagnons de mission, tu peux reprendre la conversation où elle s’était arrêtée. C’est une maison bleue…, non, rien.

Parce que côtoyer des gens qui vivent leur idéal politique ça permet d’être moins désespéré en regardant autour et que ça marche aussi après le retour.

Parce que dans le MerdierIntégral, on a voté qu’on arrêtait de boire les mardis soirs, et qu’on a tous tenu deux semaines, quand-même. Et consécutives, en plus.

Parce qu’on peut faire dix heures de cheval en une journée, alors qu’on n’en avait jamais fait, avant. Surtout si on n’en avait jamais fait avant, en fait.

Parce qu’un jour le paysage est tellement beau que tu te demandes si on va te demander de payer à la fin de la mission. Et que la réponse est non, en plus.

Parce qu’une fois qu’on a voyagé dans un Antonov, construit en 1971, co-piloté par deux grands gaillards Ouzbecks un peu alcoolisés rigolards, les patients allongés à côté des caisses de mutitions et nous accrochés à un filet assis à côté des chèvres, on n’a plus jamais peur en avion. Les pilotes Air France hurlent moins fort quand ils se posent en plein orage sur une piste en terre, ça doit jouer, aussi.

Parce que tu as enfin trouvé dans le GuideLine où était le chapitre « Envenimation par une araignée tropicale ». C’est page 223, c’est long à trouver quand ton talon gonfle gros comme une balle de tennis. Plus jamais peur en marchant sur une méduse, garanti.

Parce que parfois rentrer ça parait encore plus compliqué que rester.

Parce que parfois il n’y a pas non plus de bonne raison pour rentrer.

Parce que tu peux toujours compter sur ta meilleure amie pour t’envoyer des tampons et du chocolat. Dans le même colis.

Parce que tes souvenirs te donnent une bonne excuse pour refuser d’aller à un défilé militaire ou un feu d’artifice.

Parce qu’un jour une accouchée a fui son pays en guerre totale en traversant une rivière avec son nouveau-né d’une heure, et qu’on était en face pour les sécher et les soigner.

Parce que plus jamais tu ne seras bêtement impressionnée par un connard à cravate, d’où qu’il vienne. Un connard sans cravate ça fonctionne aussi, en fait.

Parce qu’aller dehors chercher son seau d’eau chaude pour la douche, sur le feu que le gardien a allumé, dans la brume du petit matin, ça fait aussi découvrir de nouveaux oiseaux bleus.

Parce que quand tu as bu pendant des mois tous les matins du café instantané tiède dans une tasse en plastique, avec du lait en poudre pour faire passer l’amertume, tu peux apprécier tous les autres petits-déjeuners, même pas trop bons. Enfin sauf le riz-lentilles à 7 heures du matin, quand-même.

Parce qu’une fois, une femme est arrivée pour accoucher, en vélo, avec une montagne de mangues à vendre au marché. Elle a accouché dix minutes après l’arrivée des mangues dans la salle d’accouchement.

Parce que quand tu croises un militaire Vigie-Pirate avec un gros fusil d’assaut, et qu’il s’approche trop près, tu arrives lui dire calmement que la vue des armes te dérange et que tu te sens mal à l’aise si près de lui. Et que tu n’y crois pas trop au risque de guerre dans un pays qui sait faire du Roquefort, du Chinon et des Paris-Brest. Sans lui hurler que faire un métier où on apprend à tuer des gens pour un drapeau à la con ça te fait vomir, net progrès. C’est permis de siffloter ça, l’air de rien, si il est encore dans les parages.

Parce que quand ça ne va plus, tu peux en parler avec le psy. Il comprend, il a vécu au même endroit ou au même genre d’endroit où la vie des gens marche sur la tête. Il ne te laissera pas tomber, même si 5 ans après tu utilises encore la même excuse pour ne pas aller au feu d’artifice en famille. Il va même réessayer de t’aider parce qu’il se souvient de toi, sans dossier.

Parce que quand on est là-bas, on n’a pas besoin d’expliquer pourquoi on est là. Enfin pas tout le temps. Ou si, en fait. Et zut, encore raté.

26 réflexions sur “Plaisirs simples

  1. Pfuuu. On aurait presque l’impression que c’était bien…
    C’est marrant (enfin marrant, si on veut hein) mais des histoires comme ça, y en a eu ici, il y a plus de 50 ans maintenant, des rivières traversées par des femmes enceintes, en période de guerre, des tirs, des gens cachés, etc. On a parfois un peu tendance à mettre tout ça loin, comme si ça ne pouvait jamais se reproduire, que ça restait loin là-bas, chez les autres. Et pourtant, la haine monte. Les connards en cravate stimule les cons en joggings avec des phrases (caricature, oui un peu, mais pas que).
    Enfin bref, peut-être bientôt il ne faudra plus aller si loin pour vivre ça, et là il n’y aura plus rien à justifier, on n’aura pas le choix.

    Enfin bref, très bien écrit. Comme d’habitude. MErci à toi.

    • SophieSF dit :

      Mais oui c’était bien, aussi;)
      Ah, le grand Est:( C’est pour ça que je vais rarement plus à l’Est que Meaux, en fait, après c’est chargé +++
      Et oui, ceux qui soufflent sur les braises de la haine et de la peur de l’autre me font vomir, encore plus que les suiveurs en jogging, ceux de ton exemple en tous cas. Ça ne fera rien de bon:(
      Merci pour ton commentaire, et pour tes compliments:)

      • irène dit :

        bravo et merci, il me tardait de te lire à nouveau!Mais, des fois…ça serait pas un con en jogging (quand il sortait de son palais) inspiré par un borgne et sa fifille en chemisier blanc et jupette proprette) qui stimule un autre con en cravate…qui s’y verrait bien dans le palais lui! et en attendant, on nous fait… »vallser »…(ré)agissons toutes et tous à notre niveau!

  2. docmam dit :

    Ah là là ça réveille des souvenirs de mes propres voyages… pas tout bien sûr, pour ma part pendant mes petits voyages d’étudiante je ne suis jamais allée dans un pays en guerre… même si effectivement c’était difficile de répondre à « pourquoi tu pars, pourquoi tu veux partir » surtout quand je précisais que partir dans un pays en guerre ne me rebutait pas…
    Et au final je n’ai jamais sauté le pas, même si ça me travaille encore de temps en temps. Maintenant ce qui me retient le plus c’est « Mais qu’est-ce que je pourrais leur apporter de plus au final ? »
    Alors que cette image de « héros » reste dans la tête des gens ou même de ceux qui partent, moi ça m’a vraiment rendu humble par rapport à mon métier ou ce que je pouvais apporter…

    • SophieSF dit :

      Ah oui, il y a des choses de mon récit qui doivent bien te parler. Les démangeaisons de partir et de re-partir surtout c’est jamais facile à expliquer. À soigner m’en parle même pas :D
      Pour ta question: tes compétences, ton regard sur ce qu’ils vivent, ton empathie par exemple.
      Merci pour ton commentaire!

  3. cyberdoc82 dit :

    Ton explication, je ne la trouve pas ratée et en plus j’ai bien aimé tes références musicales. Plus je lis des blogs et plus je comprends que cela a un rapport avec la mémoire individuelle et collective. Ce que tu écris tu l’écris pour ta propre mémoire mais aussi pour que d’autres n’oublient pas que cela a existé et existe encore. Alors un grand merci à toi pour tous tes mots qui empêchent nos coeurs de rouiller et de se déshumaniser.

  4. Delf&Cam dit :

    Bonjour Sophie,

    Ton article me parle plus particulièrement aujourd’hui car ma meilleure amie part dans quelques jours bosser en Guyane. Alors oui, ce n’est que la Guyane, n’enpêche qu’elle part à l’autre bout du monde, dans une région assez reculée tout de même.
    Alors de lire que malgré tous les moments difficiles, il y a eu tant de moments heureux/drôles/émouvant, ça me permet de voir partir mon amie plus sereinement :-)
    Je vais d’ailleurs lui dire de passer par ici, ça lui fera surement du bien de lire des expériences comme la tienne.

  5. Souristine dit :

    Je ne suis jamais allée « là-bas », pourtant qu’est-ce que ça me parle, tout ça…
    Merci de le partager avec nous.

  6. Docteur_V dit :

    J’aime beaucoup ce que tu écris. Merci.

  7. mesh8r dit :

    Je ne sais pas si on peut se l’expliquer, ou même s’il le faut… Encore une fois je suis profondément touchée par tous ces instantanés. Tu arrives toujours à m’arracher un sourire alors que mes yeux embués sont sur le point de s’épancher. Et c’est ça que j’aime tant chez toi : le ton n’est jamais larmoyant. Et tu trouves le bon partout où il est, et ça c’est juste formidable !

  8. caroline dit :

    Un tel choix ne se justifie pas me semble t’il. Pour pleins de choses personnelles qui me donnent des raisons de rester, je n’ai jamais franchi le pas. J’espère le faire un jour alors c’est peut être pour ça que je ne vois pas trop ce que veulent savoir les gens qui posent cette question. Une amie proche est partie plusieurs fois, je me souviens du ton et du regard des gens (pas tous) qui posaient la question…

  9. le dinosaure dit :

    J’aime … et je comprends, enfin je crois…
    C’est toujours difficile d’expliquer pourquoi on fait certains choix qui paraissent « fous  » aux autres.
    En tout cas, chapeau bas d’être partie, d’être repartie et d’en parler d’une façon aussi agréable à lire!

  10. Kalindéa dit :

    J’ai lu ce billet avec attention car justement, je me demandais… Ce qui motive à partir, pourquoi on revient… Comment on en revient… Est-ce qu’on se sent marqué à jamais, est-ce qu’on se sent privilégié, est-ce qu’on se sent heureux de ne plus y être, est-ce qu’on profite mieux du confort qu’on a ici, est-ce qu’on en veut à ceux qui se plaignent ici alors que « si vous saviez comment c’était là-bas »… Tes mots répondent avec pudeur à toutes ces questions…
    A nouveau, merci pour le partage…

  11. PMIssime dit :

    Je serai ton pilier de comptoir for ever…;) MERCI à toi !

  12. John Snow dit :

    Je la connais bien, cette envie de partir pour ne plus se sentir perdu. Pour mieux se retrouver ensuite. Pour faire le tri dans ses questions. Dans ses réponses.

    Pour enfin essayer de savoir et ne plus croire.

    Voilà, t’as gagné. Ma valise me manque. Tu fais chier.

  13. murmure dit :

    pas mal du tout comme explication . Pour un peu je repartirais (mais je préfère quand même les pays pas en guerre hein, je veux bien attraper le palu, voir 2 nouveaux-nés mourir la même nuit, ou voir arriver des morts en passager de mobilette, puis manger des trucs pas bons pendant des mois, c’est pas vraiment utile de rajouter des militaires en ce qui me concerne)

    Merci pour ces souvenirs que tu fais remonter et voir d’un autre point de vue

  14. SophieSF dit :

    Oh, que c’est mal de prendre autant de retard pour répondre à vos commentaires. Même pour des raisons valables. Mes plus plates excuses :s

    Merci à tous pour vos gentils mots . Vous m’épatez. Et vos compliments me vont droit au coeur, je les prends tous:)

    @docteur V, @souristine @kalindea : merci d’avoir lu, aimé et et surtout d’avoir si bien compris ce que je voulais dire dans ce billet. J’en suis très touchée :) et @pmissime : je compte sur toi:)

    @mesh8r : j’espère que ça faisait pas « Amélie Poulain au PaysDesRêves », du coup. Non, merci+++ en vrai.

    @cyberdoc82 et Irène : oui, il y a de ça, de garder la mémoire. Ce n’est pas un témoignage complet et bien lissé, et ça n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais c’est ça aussi. Et Janis, et les autres, bref, on s’est compris.

    @Delf&Cam : chouette la Guyane, effectivement c’est différent. Bien sûr qu’il y beaucoup de moments heureux. Euh, pour les araignées, quand-même, elles doivent être musclées, là-bas. Je lui souhaite une belle aventure plein de belles choses!

    @Caroline : ben en fait quand quelqu’un pose la question, en général en 30 secondes c’est plié, terminé, et raté souvent. Ça m’est aussi déjà arrivé que la question soit d’avantage : »mais quand arrêteras-tu enfin tes c…eries »?, haheum. Ce n’est pas trop se justifier, enfin je ne crois pas, j’espère. C’est juste le constat que ça peut être difficile de partager, souvent. Pas faute d’essayer;)

    @le dinosaure : oui, voilà, « fous », ça arrive que ce soit perçu comme ça. Par un banquier, entre autres ça c’est sûr :D

    @JohnSnow : huhu, je décline toute responsabilité, tu penses bien. Plus sérieusement, oui, il y a de ça, beaucoup. C’est addictif et je crois que c’est incurable. En plus le patient ne coopère pas trop-trop hein. On est foutus, mon pauv’ John;)

    @murmure : merci de partager ton expérience. On a tous nos propres limites, et c’est très bien qu’elles existent, je trouve. Déjà que bon, elles sont déjà loin, loin hein. Merci de ton passage!

    • mesh8r dit :

      Sophie, je n’ai pas du tout été emballée par ce film, loin s’en faut… Donc sois tranquille, ton billet n’avait RIEN d’ « Amélie Poulain au PaysDesRêves » ;-) Bise.
      Epitaf_

  15. Groumpf dit :

    Et pourquoi sommes nous six personnes, trois couples, acteurs simultanés de cette aventure au PaysDesRêves, à vivre aujourd’hui en même temps dans la BigPomme ?
    Comment tu expliques ça ?

    • SophieSF dit :

      Parce qu’il y a des bars? Des frites?
      Parce qu’on était un peu usés par les choses qui usent, et je vais bientôt en parler, promis, GrandChef, oui chef;)
      Parce qu’on devient vieux et qu’on s’embourgeoise?
      Parce qu’il faut bien attendre un peu pour être sûrs d’avoir envie de repartir, ou surtout pas? Parce qu’il y a eu des fois où on s’est bien fait suer aussi, hein, pour rester polie.
      Patience, je vais en parler, groumpfe pas, va.

  16. Malgven dit :

    Je suis impressionnée par tes récits, et je comprends ton envie de partir je crois, comme j’ai pu en avoir envie dans mon domaine sans jamais oser franchir le pas (dans l’organisation qui aurait pu le permettre on ne voulait pas vraiment de nous d’ailleurs en tant qu’étudiants…) Je suis très admirative en tout cas.

  17. stain23 dit :

    C’est très touchant comme texte…

  18. docteursachs dit :

    Putain ça donne presque envie d’y aller, sauf que je peux pas faut que je tape le compte rendu de la CME avec la validation du protocole de nettoyage de la morgue.
    Chacun ses aventures…

    Un grand merci de nous faire partager les tiennes, utile remise à l’heure des pendules dans notre quotidien occidental loin de cette réalité là!

  19. SophieSF dit :

    @malgwen et @stain23 Merci pour vos commentaires:)
    @docteursachs : bon, moi qui croyait avoir plombé l’ambiance, tu gagnes haut la main avec ton CR de CME et le nettoyage de la morgue! Ça doit être bien long, parfois, je n’aurais pas cette patience. Tu m’as fait rire, en tous ca, si ça peut te réconforter;) Merci d’avoir lu!

  20. Ann dit :

    C’est marrant j’ai essayé d’expliquer à mon cher et tendre pourquoi j’éclatais de rire. J’ai lamentablement raté (pourtant c’était le coup de GrandChefLibanais). Je n’ai même pas essayé d’expliquer pourquoi je lis ce blog.

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