Le jerrycan et la cravate

En face du PaysDesRêves, il y a le MerdierIntégral. Un paradis sur terre où même avec Bac+14 GéopolitiquePaysEnVrac ou ConflitComplexeNiveauExpert, on ne comprend que, allez, 10% de ce qui s’y passe. Alors prévoir ce qui va arriver dans une semaine, hein, faudrait pas rêver non plus.

Les combats ont repris et des habitants du MerdierIntégral, enfin ceux qui ont survécu, ont fui et ont traversé la frontière pour se refugier au PaysDesRêves. Il doit falloir une bonne dose de trouille collective pour envisager le PaysDesRêves comme un refuge sûr et un lieu où la vie sera plus douce. Moins pire quoi. La frontière terrestre ça fait un détour, et les détours sont synonymes de mauvaises rencontres ou d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Se faire violer, ou prendre une balle ou un obus, parce que les combattants ont séché le training de balistique ou de droit international humanitaire, qui voudrait qu’on ne tire pas sur des civils, des femmes, des vieux ou des enfants, par exemple. Ou qu’on ne viole personne, même si on porte un uniforme et qu’on en a pris l’habitude.

Alors ceux qui fuient le MerdierIntégral le font aussi à la nage ou en radeau. Ils traversent la rivière qui les sépare du PaysDesRêves, comme ils peuvent et le plus vite possible. Des écoliers ont couru dans leur uniforme quand les tirs se sont approchés de leur école, « quand la guerre est revenue trop près » comme ils disent, avec leurs cahiers de mathématiques sur la tête. L’enseignant a bien essayé de garder sa classe ensemble, mais plusieurs n’arriveront pas de l’autre côté. Certaines familles ont réussi à emporter un matelas, une gamelle, des maigres biens, précieux pour la survie. Ils marchent en colonne sur les chemins, en route vers le PaysDesRêves.

À l’arrivée, ils sont des milliers, une dizaine de milliers ou d’avantage, c’est le bordel dans les comptes. Ils se sont installés à la va-vite, sans abris, sans toilettes, sans bouffe, un seul point d’eau, dans ce qui était avant leur arrivée une cour d’école du PaysDesRêves, à quelques kilomètres de la frontière. Un peu trop près d’ailleurs du MerdierIntégral pour être à l’abri. En tous cas assez proche pour entendre les combats d’en face, c’est sûr. Aucun risque de mal du pays pour l’instant. Il y a bien des CasquesBleus au PaysDesRêves, mais c’est déjà bien compliqué, alors la protection des réfugiés ça ne sera pas pour tout de suite.

Et puis ils ont l’air de déranger, « ces gens-là ». Ils apportent des maladies, du choléra, parait-il, sans compter que l’école ne va ré-ouvrir de sitôt. En plus ils sont trop pauvres pour payer leurs soins comme les honnêtes gens. Pensez donc, certains ont même fui sans leur portefeuille. Salauds de pauvres, hein. Bref, ça fait grincer des dents au PaysDesRêves, et on va encore passer pour des pénibles, à vouloir les aider. Ça promet des tas de complications à bases de formulaires, tampons d’autorisation et autres joyeusetés du genre.

On décide d’aller voir, pour estimer combien ils sont, pour évaluer leurs conditions de survie, pour y installer un poste de santé et organiser la vaccination rougeole. On va aussi essayer de recueillir leur récit, ça va aider aussi à comprendre un peu mieux les derniers développements du MerdierIntégral. ChefAdorable est en congé, et étant la plus ancienne je me suis retrouvée ChefPaniquée en une heure. Mais ça va, parce que GrandChefDuPays va venir avec nous au début, et lui, du moment qu’on mange des frites une fois par semaine minimum, en bon ch’timi il est d’un calme à toute épreuve. Tout juste un ou deux groumpfs entendus ici ou là, mais il en a vu d’autres et il a l’air de nous faire confiance. Voilà, c’est ça qui fait un peu peur, en fait.

C’est compliqué, mais on finit par débloquer un gros stock de vaccins, et par obtenir les putains de cartes de vaccination de PaysDesRêves où on va pouvoir inscrire « vaccin rougeole ». Bureau 72, escalier C, formulaire GW34 tamponné 4 fois, ça fait un peu comme Astérix au PaysDesRêves. Ça prend du temps, du temps précieux où les gamins entassés auraient tout le temps d’attraper peinards la rougeole et de faire une « belle » épidémie, mais c’est hyper important d’écrire «vaccin rougeole » au stylo Bic bleu sur un bout de carton, ne me demandez pas pourquoi. On remplit les voitures de grosses glacières à vaccins, de boites de seringues, de doses de vitamine A, de cotons, de boites à aiguilles souillées, d’infirmiers, de logisticiens et d’aides. On recrute plusieurs infirmiers parmi les réfugiés, aussi. AdministratriceGéniale leur fait signer un contrat de journalier et a apporté de quoi payer leurs salaires. Tous sont soulagés de pouvoir enfin participer à quelque chose pour la population de leur pays, et tous apprendront super vite les quelques règles de base de leur nouveau poste.

En un weekend, avec une grosse équipe on vaccine 3000 enfants de 6 mois à 15 ans. Ca décoiffe. Le contrôle de la foule est difficile, des mères seraient prêtes à nous jeter leur bébé au-dessus des cordes pour être sure qu’il puisse être vacciné. Les enfants pleurent, crient, se bousculent, en plus on n’a pas réussi à faire un peu d’ombre pour ceux qui attendent, c’est chaud dans tous les sens du terme. Nos chaines de vaccination s’organisent et le rythme est assez fou. Il faut aussi arriver à retracer les petits qui sont sans adulte, séparés de leurs parents dans la fuite. Il y en a des flopées, alors on fait passer un agent avec un mégaphone et toutes les 5 minutes il revient avec une ribambelle de marmots. Les grands font les fiers, les petits pleurent, on les fait passer avant qu’ils ne se carapatent ou on leur court après, l’ambiance. À la sortie certains épinglent fièrement leur précieuse carte de vaccination sur la poitrine de leur uniforme scolaire. Ils n’ont presque pas pleuré pendant l’injection, trop la classe devant les copains.

On rentre lessivés, tôt parce que ça craint de s’attarder après 15 heures. C’est la première fois que j’ai autant de mal à partir. Des nœuds dans le bide. Tous ces gens, tous ces mômes, qui vont dormir entassés comme des bêtes, sous des bâches en plastique pour les plus heureux, le ventre plutôt vide pour la plupart, et tous dans la merde, la leur et celle des autres.

Ma nuit est courte et studieuse, il faut préparer le lendemain. On revient cette fois pour organiser et débuter une clinique sous tentes et dans des salles de classe. Cette fois on embarque donc des tentes, des médicaments, du matériel de pansements, des lits de camp, SuperLogisticien, un médecin et des infirmiers bien sûr. Ils commencent à être plutôt fiers de ce qu’on arrive à faire. Ma DreamTeam à moi. Ça papote et rigole fort pendant l’heure et demi de trajet, de temps en temps quand c’est racontable ils me traduisent en se marrant. Ça m’apprendra à être chef, tiens, on ne m’y reprendra plus. Ça change aussi de la routine, c’est grisant un peu. Flippant, beaucoup, aussi.

SuperLogisticien recrute des costauds parmi les réfugiés pour monter les grandes tentes, ils finissent par y arriver après plusieurs essais. On installe les cartons de matériel, les lits, on organise un peu le parcours des patients. Tout le monde est à son poste, on démarre les consultations. Des grappes de gens, on verra 200 patients ce premier jour, bien d’avantage après. Beaucoup de palu, de diarrhées, 2 blessés par balle et éclats d’obus, des accidents domestiques, des infections respiratoires. Des femmes violées aussi. Il y en a une qui vient juste de se faire violer et qui dégouline encore. J’en hurlerais de rage et je lui ferais bouffer ses couilles par les narines, si je pouvais, à celui qui lui a fait ça. Un gars déposé tout nu, sans identité, dans le coma, devant la tente. Deux grands-mères avec le bébé affamé de leur fille disparue, aussi. La « salle d’attente » est en plein soleil. On passe régulièrement trier les urgences, en observant et en tâtant des fronts d’enfants, en ouvrant le pagne pour voir si le bébé dans le dos convulse encore ou pas. Pour l’un d’entre eux, c’est déjà trop tard. Des femmes nous attrapent par le t-shirt, nous tendent leur petit pour qu’on le prenne tout de suite. Les patients qui ont besoin d’être transférés à l’hôpital repartiront à la capitale avec nous dans la voiture en fin de journée, dans un doux mélange de perfusions, de cartons, de poussière, de gamelles et de gémissements.

Agitation et rumeur étonnée à l’extérieur. Une femme arrive avec un nouveau-né dans les bras. Elle est tremblante, le bébé a son cordon ombilical tout frais coupé, attaché avec un brin d’herbe. Elle ouvre des grands yeux ronds et elle est mouillée. L’autre extrémité du cordon pend entre ses jambes. Elle a accouché toute seule « en face » et a traversé la rivière tout de suite après. Genre moins d’une heure après. Elle avait posé le bébé sur un jerrycan vide. Pour qu’il flotte. On les sèche et leur libère un lit de camp en déménageant un blessé. Elle pousse pour sortir le placenta avec un soupir de soulagement. J’examine le bébé, mets plein de compresses stériles et d’antiseptique sur le cordon. Hein, des fois que ça puisse garantir quoi que ce soit pour sa vie future. De la pommade ophtalmique antibiotique dans chaque œil aussi, ça doit marcher sur les germes de rivière aussi, ce truc, il n’y a pas de raison. Il a 35ºC de température, on l’installe en peau à peau sur sa mère dans des pagnes, au soleil. Avec du jersey à plâtre je lui fais un bonnet et des grandes chaussettes. Les vieilles dames de la tente rigolent en se cachant le visage. Il récupère, tète, se réchauffe. Sa mère sourit un peu, elle va rester la journée avec nous et en partant on leur fait une place dans un des abris du camp. Elle a perdu de vue ses autres enfants au début des combats, et n’a pas de nouvelles d’eux. Elle regarde son petit comme une louve. Elle, je crois que même devenue super vieille, même le cerveau tout périmé, je ne l’oublierai jamais.

En rentrant, on dépose les patients hospitalisés et l’équipe. On file à la grande réunion de coordination sur la situation des réfugiés. Youpi. Un grand bâtiment ultra-sécurisé climatisé avec ascenseur au centre ville de la capitale. On sent un peu le fauve, nous, dans l’ascenseur, évidemment. On a passé la journée dans le camp de réfugiés, pas le temps de passer se changer avant le GrandOral. On est donc encore en sandales crasseuses, T-shirts poussiéreux et gilets à poches aux taches multiples et aux poches pleines de listes de trucs à ne surtout pas oublier pour demain. Le grand MonsieurDiplomate de mes deux qui anime la réunion, pour coordonner l’assistance aux réfugiés, avec sa cravate, fait une demi blague cassante sur notre tenue quand on entre dans la salle.

T’as raison, hein, connard. Les gens là-bas peuvent se faire tirer dessus comme des lapins, des tas de mômes ont perdu leurs parents, il n’y a toujours que 12 latrines pour 17.000 personnes et rien à bouffer, et honte à nous, notre déodorant ne fait plus effet. La prochaine fois, promis, je te dégote un placenta de la rivière encore chaud et un jerrycan. Et je te les livre sur ton beau bureau, si vous continuez à faire les malins, toi et ta cravate. Tu vas voir, c’est un poil salissant, même avec la clim. Allez, je suis une brave fille, je peux te prêter mon gilet déjà taché, si tu veux. Tu sais bien, celui avec les auréoles sous les bras. N’oublie pas les trucs à faire pour demain, surtout, je t’ai tout noté, c’est dans la poche de gauche. Non, l’autre, fais un effort, ça va finir par se voir sinon.

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19 réflexions sur “Le jerrycan et la cravate

  1. lorieBN dit :

    Toujours la même émotion, c’est bête, hein. Je ne sais pas précisément ce que tes textes provoquent chez ceux qui n’ont pas connu ça, j’imagine beaucoup d’effroi, un soupçon de scepticisme, et je l’espère, de l’indignation, celle qui nous accompagne du matin au soir sur le terrain et qui nous fait vibrer, celle qui nous rend capables de nous surpasser et de porter des gilets puant la sueur, les mêmes qu’on ne voudra plus abandonner après.
    Sois fière de pouvoir retranscrire tout ça aussi fort.

    • SophieSF dit :

      Roh, mais non, ça n’a rien de bête.
      Moi aussi j’aimerai bien faire « reset » à mon cerveau pour avoir un œil neuf sur ce genre de récit!;)
      Merci pour ton chouette commentaire!:)

  2. lebagage dit :

    Plus je te lis et plus c’est dur. Heureusement que tu as tant d’humour. Je ne sais pas ce que ça peut être. Ça me parait juste et bien que tu le partages de cette façon. Continue a me faire pleurer ou pas.

  3. Ocrawn dit :

    A la fin, tu publieras un livre, hein ?

  4. Bdp dit :

    @ lorieBN en fait en lisant on se construit une ambiance,des images en fonction de celles qu’on a déjà pu voir à la tv…ce qui ressort quand je lis c une impression de bruits,de bordel,d’horreur, d’impuissance,de courage et de tristesse…c très bien écrit. Parfait pour desidealiser l’humanitaire,le montrer tel que c’est à ceux qui seront cap d’y aller…perso je me sent pas trop cap

  5. tourmalyne dit :

    A chaque fois ça me remue les tripes. C’est tellement brut, par rapport à ce que peuvent écrire de prétendu journalistes, tellement cash, tellement….Merci pour le temps pris à partager tout ça.

  6. mylelfe dit :

    raaah put*** bouleversant…

  7. dautresvies dit :

    Pas encore vu de livre Chroniques de sage-femme… ce serait bien de commencer avec le tien :)

  8. kiloulette dit :

    Bouleversant… si tu publies un livre, je cours tout de suite l’acheter. Merci pour ce partage qui prend au ventre.

  9. Oui, si bien écrit… Ces choses si dures à vivre, à voir, tu sais bien les retranscrire. Ca prend au tripes. Et ça fait remonter les souvenirs, quand on en a.
    Le coup du mec-en-cravate bien-aufrais-dans-son-bureau-climatisé qui te fait une réflexion. C’est trop ça !!!
    Merci.

  10. Merci de nous faire toucher du doigt et aussi avec nos 4 autres sens, cette réalité qui autrement serait restée plus floue, plus lointaine, dans le confort de nos petites vies occidentales…
    Merci d’y avoir été, Merci de raconter aussi bien

  11. marilor dit :

    Merde, j’ai les larmes aux yeux à chaque fois… bon, allez une question pour faire bonne figure : pourquoi vacciner contre la rougeole, c’est ce qu’il y a de plus « grave » là-bas la rougeole ? Je pensais que c’était une maladie bénigne… mais peut-être qu’avec 40°à l’ombre et des milliers de mômes entassés, ça devient un problème, euphémisme.
    Merci encore. A te lire, je sais pourquoi je donne à msf, hi, ccfd…

    • SophieSF dit :

      Bon, je ne peux pas te mettre de lien plus récent(pas d’accès internet correct) mais si tu veux lire sur la rougeole en situation précaire (réfugiés, déplacés) il y a ca : http://www.who.int/immunization_delivery/interventions/ChildMeaslesEyeFR72.pdf
      C’est pas parfait et long mais vers les pages 12 et suivantes, ça explique les raisons de la vaccination rougeole dans les camps de réfugiés/déplacés.
      En cas de grande promiscuité, couplée au surpeuplement et malnutrition, la rougeole est souvent la principale cause de mortalité des enfants parmi les réfugiés. Et la lutte contre une épidémie de rougeole c’est rock’n roll. On vaccine les enfants, quand pas le choix de 6 mois à 4 ans, idéalement jusqu’à 14 ans inclus, le plus tôt le mieux après leur arrivée. En très gros on donne en même temps une dose de vitamine A pour palier les carences et diminuer le risque de complications oculaires.
      Voilà un début de réponse « pour la forme » ;)

  12. SophieSF dit :

    Vos commentaires sont super touchants. Ça alors…
    Pour répondre aux questions:
    -non, pas de livre, j’écris sans plan, alors un livre, hein, malheureux;)
    -merci pour tous vos beaux compliments, je les prends tous et je les stocke précieusement pour les jours moins fastes:-)
    -la réalité que j’écris est juste la mienne, ce n’est bien sur pas exhaustif et ça reste une vision partielle de la situation. Je sais que vous le savez, hein, et je sais que vous savez que je le sais…mais je le redis.
    -merci surtout de vous indigner, suis pas objective mais ça fait du bien:)

  13. PetitBourgeon dit :

    Ocrawn dit :
    A la fin, tu publieras un livre, hein ?
    ==> Allez allez ! Le plan aura bien le temps de venir ensuite !!! ;)

    Saisie. C’est bien le mot, je suis saisie par tes textes, tchac, tchac, ça débite, on se rend pas compte, et paf, touchée en plein coeur.
    A la fin on sent bien ta colère et j’aurais pensé pareil, exactement pareil.
    Mais j’aurais jamais pu faire pareil. Quand on lit ça et qu’on a jamais quitté notre joli continent, ni sa zone « ouest » on peut juste imaginer.
    Et te remercier de nous dire comment c’est, là-bas.

  14. Amandine dit :

    je ne m’imagine pas pouvoir supporter tout ça (en meme temps, je suis pas SF), et pourtant il en faut des gens comme toi, plein, pour aider ces gens. C’est à votre gloire qu’il faudrait faire des statues… vivement les prochains témoignages !

    • SophieSF dit :

      Merci. Oui, il faut des gens pour aider les autres, bien d’accord. On vit aussi dans une société qui ne favorise pas toujours ça, je trouve.
      Ah mais non, pas de statue!;) C’est difficile à imaginer ou de se projeter, mais je suis persuadée que n’importe qui mis dans la même situation ferait +/- la même chose, tu sais. Sinon on est tous foutus, non?

  15. caroline dit :

    Je pense que cette femme violée et celle qui a eu son bébé toute seule ne vous oublieront jamais non plus. Merci pour elles d’exister et d’avoir le courage de les aider.

  16. nathalie dit :

    j’ai découvert ce blog par hasard… je ne le regrette pas un instant, même si à chaque fois que je viens (re)lire un article, je suis bouleversée par ce que je lis
    bouleversée, choquée, en colère… sans voix
    et en même temps soulagée et admirative de lire aussi la détermination à vouloir aider en dépit de tout..; et le courage qui va avec
    je colle souvent des liens sur ma page FB pour inciter mes contacts à venir et les réactions sont souvent les mêmes
    merci de partager

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