Civières, bouclettes et caniveaux

Parfois, c’est troublant comme certaines situations frustrantes peuvent finalement trouver un dénouement inespéré. Même avec une vie spirituelle en grêve illimitée, j’y verrais presque un miracle.

Par nature, mon activité est imprévisible. Et je peux invoquer tous les grands dieux de l’obstétrique ou des causes difficiles, ça a finalement un impact nul sur l’arrivée dans ma salle d’examen de civières contenant une femme plus ou moins enceinte et avec pas-mal-à-beaucoup de gros problèmes.
Il n’y a pas d’ambulances dans la province du PaysDesRêves où nous sommes. L’unique hôpital provincial dessert un territoire grand comme la moitié de la Corse du Sud, 2000 km2 de montagnes et de collines. Si, si, j’ai vérifié, débrouillez-vous, et puis c’est très beau la Corse. Pour se rendre à l’hôpital quand on ne peut pas marcher ou faire du vélo, il reste soit la civière, soit un hypothétique minibus ou camion qui veut bien s’arrêter, si la famille rassemble assez d’argent. C’est aléatoire et trop cher pour la plupart.

Ils sont chouettes ces minibus de 12 places sinon. Ils sont remplis avec 28 personnes qui dépassent en grappe, plus le barda, chèvres et autres, ornés d’un hypothétique autocollant disant en très grand « A la grâce de Dieu » sur la lunette arrière. Ça se marrie bien avec les impacts de balles de plusieurs d’entre eux, remarque. Le tuning de l’imploration divine désespérée. La route est en plus parfois coupée par les manœuvres militaires ou des déplacements de groupes armés rebelles. En cas d’embuscade, quel que soit le camp responsable, les passagers et le chauffeur sont violemment rackettés pour l’effort de guerre et la bière des combattants.

Le plus abordable reste le transport en civière d’osier tapissée de tissus plus ou moins récents, et portée par deux hommes en tongs . Ils ont parfois marché plusieurs heures, et quand ils arrivent enfin en vue de l’hôpital, ils courent dans la dernière montée. Rendus dans la salle d’examen, ils posent le paquet femme-civière par terre, les narines dilatées par l’effort, leur tête fumerait presque tant ils ont eu chaud. Ce mode de transport n’incite pas à la consultation précoce ou non justifiée.

Le temps d’examiner la femme et ses documents de suivi de grossesse, je commence à avoir une bonne idée de ce qu’on va devoir faire, et du niveau de frustration qui va avec. Cette frustration vient d’une part du décalage entre l’apparition de femmes-civières sur lesquels on n’a aucun contrôle et de l’autre des attentes et possibilités de chacun. Ouais, et j’ai mis trois mois à comprendre la moitié de ça, environ.

Tout allait bien pourtant. ChirurgienPénible avait terminé sa mission, remplacé par ChirurgienToutFrais. Des relations de travail plus saines, un mode de fonctionnement plus équilibré, un esprit d’équipe très DreamTeam, fallait nous voir avec nos beaux T-Shirts de GrandeOrganisation. Un état de grâce hélas temporaire, et tout ça parce que la catastrophe obstétricale a la fâcheuse tendance de se produire en dehors des horaires de bureau ou de normoglycémie. J’ai l’habitude, ça ne me fait pas sauter de joie, mais bon, j’ai arrêté de chercher à lutter.

Le reste de l’équipe essaie encore de maitriser la situation. Ces femmes enceintes, effrontées au point d’avoir une complication grave, là, tout de suite, me poussent trop souvent à glisser la tête par la porte du bloc. Pour partager la bonne nouvelle avec ChirurgienToutFrais, au beau milieu d’une intervention chirurgicalement comblante ou compliquée. Alors ça ne passe plus. En plein sommeil du juste après une longue journée, non plus. DreamTeam en grève. Et les situations où on doit se donner du temps, ChirurgienToutFrais aurait le bistouri un poil facile. Parce que là, le bloc est libre, le petit déjeuner est récent et consistant. Et en plus, quelle chance, nous sommes mardi et il fait jour.

Je comprends la frustration, parce que l’obstétrique, dans ces conditions, à part pour quelques insomniaques givrés aux coronaires en béton armé, ce n’est pas très vendeur. ChirurgienToutFrais n’a pas mauvais fond, du tout. Il n’a pas une once de rancune anti-femmes-enceintes ou sage-femmeries malpolies non plus. Lui, InfirmièreDeChoc et SoBritishAnesthésiste, le nouveau, ils ont leur lot d’urgences, de plaies par balle, par mines, de fractures diverses, de panique et de programme opératoire qui déborde. Le tableau plein de ratures et de flèches ferait s’évanouir le cadre infirmier de bloc opératoire le plus relax de la galaxie, tant il perd vite tout ordre logique à cause des urgences.

Ce qui coince aussi, c’est qu’ils ne peuvent pas se dédoubler, ni laisser un patient ouvert en plan (on revient tout de suite monsieur), parce que j’ai besoin d’eux au mauvais moment. Alors c’est tentant d’essayer de maitriser la situation quand on le pourrait, et la césarienne devient alors super attirante. Je n’ai rien contre une césarienne justifiée qui pourrait sauver une vie ou même deux si on compte le bébé. Juré, craché. Je suis même la première ravie de sa disponibilité quand la situation se présente. Et au PaysDesRêves elle se présente souvent.

Les femmes ne viennent accoucher à l’hôpital qu’en cas de complications. Des civières-catastrophes, il y en a donc souvent. Et contrairement aux apparences, ce n’est pas seulement une manie de sage-femme bornée persévérante, d’essayer d’éviter une césarienne inutile à une femme du PaysDesRêves. Après tout, moi aussi j’aurais d’avantage d’heures de sommeil, d’apports journaliers caloriques et de moments de répit, si on fendait la paillasse de césarisait toutes les femmes-civières-moyen-problèmes à terme.

Mais à moins que la guerre ne s’arrête dans dix minutes, que tout le monde s’embrasse, chante du Bob Dylan et porte des colliers de fleurs, je trouve que la femme autour de la cicatrice utérine vit assez dangereusement, au PaysDesRêves. Parce que le jour venu, et il viendra vite, de nouveau en travail avec son utérus uni ou bi ou autant-que-vous-voulez cicatriciel, il lui faudra au minimum une bonne étoile et une cicatrice en Kevlar pour se rendre à l’hôpital. En civière à porteurs, nom de nom. Et si elle y arrive, c’est possible aussi que le comptable de l’hôpital lui refuse son admission, faute d’argent. « Allez, ouste, retournez faire votre rupture utérine d’où vous venez, madame, z’aviez qu’à avoir des sous», en gros. Ou alors elle ne trouvera plus personne à l’hôpital parce que on ne va pas rester éternellement, non plus, qu’on le veuille ou non. Si il arrive un incident de sécurité assez sérieux pour nous mettre en danger, ou un drame, on peut être amenés à plier bagages et à partir le jour même. Chacun de nous maintient son sac d’effets personnels presque prêt pour cette raison. Vingts-kilos-vingt-quatre-heures, ça s’appelle. Et ça calme les ardeurs de faire des plans sur le long terme ou des cicatrices utérines.

Voilà donc où on en est, la tête dans le guidon, zéro recul. On marine dans cette ambiance, même si on s’entend plutôt bien. On ne s’engueule pas trop fort à cause de ça, plutôt. On apprend plus ou moins efficacement à faire avec ou à s’énerver sur l’autre de façon acceptable. Ça consomme beaucoup d’énergie. Je me sens bien seule avec mes idées qui emmerdent le monde et mes civières aléatoires.

Et un jour, c’est comme si le dieu des sages-femmes m’envoyait enfin un cadeau pour prouver qu’il est revenu des grandes vacances. Un double cadeau même, parce que la femme qui arrive en grimaçant fort est accompagnée d’AmoureuxPotentiel. Quand il ne fait pas transport providentiel pour femmes enceintes, il travaille, seul expatrié, pour OrganisationAméricaine. Il coordonne de gros projets avec des latrines et des adductions d’eau dans les camps de déplacés, super classe. Et oui, l’expatrié de base a exactement les mêmes inclinaisons que son homologue casanier. Il boit(trop), mange, dort et tombe amoureux parfois, ça arrive à des gens très bien. Et si il n’y avait pas tous ces fichus petits mots, AmoureuxPotentiel serait peut-être déjà devenu AmoureuxToutCourt, si seulement on arrivait à passer d’avantage de temps ininterrompu ensemble. Il faudrait peut-être aussi une solution pour empêcher le pantalon qui poche aux fesses fondues ou les bouclettes qui tire-bouchonnent par temps humide. Fermons cette parenthèse. Le sage-femme héroine humanitaire est enfin descendue de son piédestal en carton mouillé.

Ce jour béni, il arrive au meilleur moment. Mais oui, il est 15 heures, nous sommes à l’hôpital depuis le milieu de la nuit dernière. Rébellion anti femmes enceintes-compliquées au taquet, à l’unanimité des votants. AmoureuxPotentiel n’est pas au courant visiblement quand il nous croise dans le couloir de l’hôpital. Il a emmené MadameQuatre jusqu’ici en voiture. Il rentrait vers la ville, et des villageois l’ont arrêté sur la route, parce que personne ne peut payer ni la civière, ni le minibus « À la grâce de Dieu » et qu’elle a beaucoup de contractions. Elle attend dans le caniveau qu’un transport soit possible pour l’hôpital. AmoureuxPotentiel choisit alors de braver le règlement de son OrganisationAméricaine qui stipule page 256 du RèglementAméricain que c’est absolument interdit de faire monter qui que ce soit qu’on ne connait pas dans ses 4×4. Même une femme enceinte du caniveau. Il est passé direct en classe Platinum à mes yeux, avec tous les miles qu’il vient de gagner.

J’installe la femme, dans le sas entre le bloc et le couloir, la salle d’accouchement est occupée. Les infirmiers de PaysDesRêves sont introuvables, on commence sans traduction. Sans dossier de grossesse non plus, il n’y en a pas. En ôtant son pagne pour l’examiner, je trouve une cicatrice de laparotomie, un peu bizarre en plus. En langage du PaysDesRêves niveau débutant, on demande en mimant : « césarienne?, madame, ici, combien de fois?, quand? » Pour le quand on ne comprend pas la réponse, mais césarienne, oui, et en comptant en langage du PaysDesRêves sur nos doigts, un, deux…trois…quatre. Quatre! Putain, QUATRE cicatrices utérines, et elle semble bien en travail, proche du terme.

On la fait voler jusqu’à la table du bloc. Perfusion, sondage urinaire, préparation des instruments pour la césarienne, lavage des mains de ChirurgienToutFrais, il y a de l’action dans l’air pendant que je finis de l’examiner. Le cœur fœtal bat normalement, elle ne saigne pas, son utérus a l’air bien intact autour du fœtus (quatre césariennes, punaise). Elle a perdu les eaux et elle est en travail, à 7 cm, même. Et c’est même un siège, tiens, just for fun. Je viens d’utiliser mes derniers points sage-femme-fréquentable auprès du reste de l’équipe, je le sens.

AmoureuxPotentiel est parti attendre dans le couloir, l’air un peu effrayé. Pendant qu’on verse de la Bétadine sur son ventre, MadameQuatre commence à pousser. Pas besoin de traduction pour le savoir, elle pousse un long grognement cosmopolite. Elle a l’air d’avoir beaucoup moins peur que moi. J’attrape des gants au vol, et le bébé nait, en siège, ça va vite et bien, je n’ai besoin de toucher à rien. Si ce n’était pas aussi flippant à cause des quatre cicatrices utérines, ça pourrait être beau. Là j’ai juste très hâte que ça se termine, et pas trop mal si possible. Le bébé va bien, plutôt petit, mais il va patienter un peu qu’on termine. ChirurgienToutFrais sort avec ses mains lavées en l’air pour être habillé et ganté stérilement. Il comprend en nous voyant qu’il n’y aura pas de césarienne. J’ai l’impression qu’il est vexé. Je suis foutue, ça va ramer sec pour les douze prochaines femmes-civières, minimum. Mais la femme saigne, SoBritishAnesthésiste l’endort et je fais vite la délivrance artificielle et la révision utérine. Finalement son utérus est intact, miracle, et elle arrête de saigner avec ocytocine, massage, prière.

On attend son réveil, s’occupe du bébé qui pèse 2700g et semble à terme, ça roule. On confie la surveillance à l’infirmière de PaysDesRêves qui a réapparu, et on sort dans le couloir, un peu groggys. AmoureuxPotentiel nous attend pour avoir des nouvelles de MadameQuatre. Il avait déjà eu un peu peur dans la voiture, à répéter pendant une bonne heure « Soufflez, soufflez, on sera bientôt à l’hôpital» en craignant qu’elle n’accouche sur la banquette arrière. Et avec nos « putain, QUATRE cicatrices», on l’avait un peu inquiété. La femme est vivante sans qu’on y soit pour grand chose. Dans la bataille j’ai perdu plusieurs points-glamour, vu les taches multicolores sur mon pyjama, mes bouclettes fripées et mon odeur mi-sueur, mi-panique. Même quand on fait de l’obstétrique de brousse variante miracles on a des préoccupations prioritaires.

Avec ChirugienToutFrais, InfirmièreDeChoc et le nouveau SoBritishAnesthésiste, une fois le déjeuner enfin avalé et notre glycémie revenue à la normale, on reparle des indications de césarienne et des alternatives. MadameQuatre a un peu aidé à apaiser les tensions et à nous pousser à s‘organiser dans ce merdier. Entre gens raisonnables, qu’on est tous quand on ne s’engueule pas à cause d’une énième femme-civière. Encore trois bons mois et on comprendra qu’au lieu de se frustrer mutuellement, on ferait mieux de s’énerver contre la situation au PaysDesRêves, patience.

Et en encore deux-trois missions et j’arrêterai de me débattre pour éviter 27 cicatrices utérines dans un contexte désespérant. Il n’y a pas d’étude multicentrique randomisée en double aveugle sur la mortalité maternelle associée à l’utérus cicatriciel, au PaysDesRêves, qui pourrait aider. Quand je serai grande et riche, je m’inscrirai à un post-doctorat en Santé Reproductive en milieu PaysDesRêvaire, tiens. Ça en jette, ça. Option civières et caniveaux.

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14 réflexions sur “Civières, bouclettes et caniveaux

  1. Delf&Cam dit :

    Bonjour,

    Je viens de découvrir votre blog qui est juste très bon!
    Merci de nous faire découvrir la réalité des autres pays, nous ne nous rendons pas compte en France de la chance que nous avons d’accoucher (et d’être soigné de façon génerale) dans de bonnes conditions.
    Et je dis bravo à toutes ces femmes qui accouchent dans des conditions déplorables et à vous, ce personnel soignant qui donnez tellement pour les aider!

  2. SophieSF dit :

    Merci, pour votre commentaire. c’est vrai qu’on a beaucoup beaucoup de chance. Ou plutôt les gens des PaysDesRêves n’en n’ont pas. Pas que pas de chance, d’ailleurs. Je ne l’écris pas toujours mais ces femmes m’ont soufflé, aussi. Je n’ai pas que donné, j’ai aussi énormément reçu, des claques aussi.
    ps : mais la prochaine fois, il faut pas avoir peur de me tutoyer (je déprime, sinon), promis?

  3. Marine dit :

    Bonjour,
    J’adore je suis mega fan et mega enceinte ce qui me réfléchir ..
    La seule chose je suis accro et surveille le blog à l’affût du moindre nouvel article
    Bravo en tout cas vous nous faites réfléchir et c’est bien

    • SophieSF dit :

      merci:) pour les nouveaux articles, en bas de la page d’accueil il y a un onglet pour s’abonner au blog. Ça permet de recevoir un avis quand un nouvel article est publié, pas de stress:)

  4. Bdp dit :

    C’est ambiance au PaysDesRêves! Je vais suivre ton blog qui promet de beaux récits et surtout un bon moyen de regarder ailleurs et de relativiser certaines de nos pratiques. Bonne continuation :-)

  5. Stair' dit :

    Je te découvre (je vois que le tutoiement est de rigueur, ça me convient) via 10 Lunes et ce que je découvre est à la fois irrésistible et apeurant.

    Irrésistible car ta façon d’écrire et de décrire est bouleversante et ne donne pas envie de s’arrêter dans sa lecture, mais aussi apeurant quand j’imagine ce qui aurait pu se passer et vos moyens surement limités en termes d’actions et de matériels pour gérer une RU. :/

    Je pense que je n’ai pas fini de lire tes articles, à bientôt. ;)

  6. irène dit :

    Je ne suis qu’une modeste SF qui accompagne tranquillement des femmes, des couples et des enfants dans des conditions vraiment idylliques par rapport à ce que tu vis…
    j’ai aussi un blog pour les parents que j’accompagne, très modeste, qui se veut lieu de quelques infos et d’échanges éventuels…
    Accepterais-tu , chère Sophie, que j’y mette l’adresse du tien pour relativiser les « expériences » si douillettes que nous vivons ici et pour nous ouvrir sur le monde? à bientôt!

    • SophieSF dit :

      Mais oui, pas de problème pour le lien vers ce blog :)
      Relativiser les conditions, ça c’est sûr, mais je trouve que c’est d’avantage mesurer notre chance incroyable d’occidentales, en fait. J’ai du mal à relativiser les expériences individuelles, vu que les femmes dont je parle ici vivent vraiment dans un pays en vrac.
      Dis, tu me donneras le lien vers ton blog, s’il te plaît? Ça m’intéresse +++ ton expérience en tous cas :)

  7. irène dit :

    Mince, j’avais laissé un premier commentaire que je ne retrouve pas! je disais à peu près:
    trop beau! trop fort ce que tu écris, Sophie! trop fort! trop terrible ce que tu décris!
    je suis remplie d’émotions devant celles et ceux comme toi qui respectent la Vie, la protègent, la sauvent…
    je suis remplie de tristesse et de douleurs devant les drames que vivent ces femmes, ces enfants…toutes ces innocentes victimes!
    je suis remplie de rage et de colère Hénaurmes devant tous ces gens qui sèment viol-ence, mort, destruction…et les pays occidentaux sont bien coupables aussi, encourageant les crises, les guerres, semant la famine, la destruction, vendant des armes…et pour se déculpabiliser, ils envoient de l’aide humanitaire où des valeureux « guerriers- guerrières » de la Vie, de la Paix, de l’empathie essaient de réparer des dégâts (sont-ils réparables sur le long terme?) et rayonnent de courage, de coeur, d’efficacité pour apporter un peu d’espoir, un peu d’amour…
    Je n’aime pas ce que tu décris, Sophie! j’aime ce que tu fais, ce que tu écris avec tant d’amour et d’humour! Bref, de loin et sans te connaitre, je t’aime Sophie pour ce que tu fais, pour ce que tu es ! bon, mais ça vaut pas un « Amoureuxpotentiel » et t’inquiète pas pour tes bouclettes: tes yeux brillent de mille étoiles!

    • SophieSF dit :

      Ah, je ne sais pas pourquoi mon blog a mangé ton premier commentaire tout cru, pfff.
      Je l’ai retrouvé dans les « indésirables », non mais, seriously?

      Bref, dis-moi si tu veux que je le re-publie, mais comme tu l’as patiemment refait, ce n’est peut-être plus la peine? Désolée +++
      Merci beaucoup pour ton commentaire, je suis très touchée, vraiment.
      Je partage ta colère devant la folie des Hommes (et des exportations d’armes, font vraiment chier avec leurs « petites entreprises » à la con, à se faire du fric permettant que d’autres se fassent trouer la peau).

      Raaah, ça va mieux en le disant, tiens. On ferait mieux de vendre juste du Roquefort, au moins c’est délicieux, en toute objectivité.
      Merci pour tes très beaux mots, je prends tout, voilà :) Et je les mets dans ma boîte à petits bonheurs de la vie, ils y seront bien, je crois.
      (et non mes bouclettes ne se sont pas arrangées, depuis, pfff)

  8. Bouvier dit :

    J’ai commencé une grossesse dans un pays qui pourrait bien être ce PaysDesReves. Suivi de grossesse en clinique privée où tout est à l’avenant du pays. J’ai juste traversé l’hopital public pour atteindre l’hopital special’ réservés aux fortunés. Cela m’a vite décidée à retourner accoucher en France.
    La surmédicalisation en France m’a conduit à un accouchement catastrophe (mais sans civière ;-) J’ai détesté notre système de santé, j’ai dû beaucoup chercher pour trouver le juste milieu pour faire naitre mon deuxième enfant.
    Mais lire ton post me rappelle aussi que le pire n’est pas ici et que la vie arrive parfois à faire un pied de nez au malheur.
    Merci

    • SophieSF dit :

      Je comprends, tellement. J’ai halluciné aussi de voir les établissemnts privés du PaysDesRêves. Je suis contente que tu ais trouvé un compromis satisfaisant pour votre deuxième enfant:)

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